Le projet de lutte contre les inondations comprend :

  • Le remodelage des galeries souterraines du Queffleuth et du Jarlot : Galerie du Jarlot : faciliter l’écoulement de l’eau aux points d’étranglement. Galerie du Queffleuth : créer un nouveau tronçon sous la place Émile-Souvestre, entre la rue de Brest et la place des Otages.

  • La réouverture partielle à ciel ouvert du bassin entre le kiosque et le rond-point Charles-de-Gaulle pour améliorer l’évacuation de cette cuvette du centre-ville.

  • Le reprofilage des places Cornic et de Gaulle pour les rendre concaves et contenir les débordements au centre.

Ces trois interventions faciliteront l’évacuation des eaux et réduiront les risques de débordement contre les bâtiments. Ce dispositif aurait évité les inondations de l’hiver 2013-2014 au cœur de ville.

La rénovation du système d’assainissement morlaisien

Enjeu crucial de santé publique, notamment pour garantir la qualité des eaux de baignade, protéger les zones conchylicoles et préserver la biodiversité. D’importants travaux de renouvellement des réseaux seront réalisés afin de mutualiser sur une même période tous les travaux sur la partie souterraine du centre-ville.

Un nouvel aménagement des espaces publics 

En centre-ville, une opportunité unique de repenser ensemble notre cadre de vie et l’attractivité du centre-ville.

  • Parce qu’il s’agit d’un projet d’intérêt général majeur visant à protéger les personnes, les biens et l’environnement. Face aux effets grandissants du dérèglement climatique, nous devons absolument adapter nos espaces de vie.
  • Parce qu’il apporte des bénéfices environnementaux tangibles face aux risques conséquents découlant de ce dérèglement climatique : le projet réduira la vulnérabilité de Morlaix aux inondations dues aux submersions marines et apportera un rafraîchissement naturel à la ville.
  • Pour mutualiser ces temps de travaux avec le renouvellement impératif des réseaux d’eaux usées devenus vétustes, afin de participer à la reconquête de la qualité de l’eau en baie de Morlaix et y préserver les activités conchylicoles et nautiques.
  • Pour repenser collectivement, avec les usagers, l’aménagement et l’attractivité du cœur de ville, jugés très insatisfaisants par les habitants et les touristes au vu des avis enregistrés par l’office de tourisme de Morlaix et Morlaix Communauté, mais aussi d’une centaine de premiers entretiens réalisés par l’agence de concertation Ville Ouverte auprès des usagers du centre-ville.

Ce projet n’entrave en rien la continuité des autres actions menées par la Ville et Morlaix Communauté dans différents domaines, qu’il s’agisse du logement, des mobilités, des actions en direction des personnes en difficulté, etc… 

Par ailleurs, il faut noter que les subventions accordées pour ce projet ne sont pas transférables à d’autres domaines.

Le projet de lutte contre les inondations en cours depuis le lancement des études en 2016, dispose de toutes les raisons d’aboutir :

  • Il répond à de grands enjeux d’intérêt général de protection des personnes, des biens et de l’environnement (qui doivent transcender les clivages politiques), dans un contexte de plus en plus urgent de dérèglement climatique (anticiper plutôt que de subir). 
  • Les études scientifiques réalisées démontrent que la réouverture de la rivière est la seule solution efficace pour lutter contre les inondations et protéger les habitants et les biens du centre-ville de Morlaix, tout en répondant aux risques accrus de catastrophes liés au dérèglement climatique.
  • Il a été validé (et financé à 50 %) par l’État dans le cadre du programme d’actions de prévention des inondations (PAPI). 
  • Il a reçu un accueil favorable de l’ensemble de ses partenaires et le financement pour la phase d’études est d’ores et déjà acté.
  • Les études urbaines et la concertation avec les habitants et les commerçants sont déjà en cours, avec l’objectif de présenter des premiers scénarios d’aménagement fin 2025.

À Aarhus, au Danemark, la rivière recouverte dans les années 1950 a été redécouverte pour améliorer les conditions environnementales et récréatives du centre historique. La zone, libérée des véhicules polluants et agrémentée d’arbres, est devenue un lieu attractif, bordé de cafés et restaurants. Ce projet a reçu plusieurs prix et a fait augmenter significativement la valeur des propriétés alentour.

https://una.city/nbs/arhus/aarhus-river-project

https://www.lemonde.fr/m-voyage/article/2018/11/23/48-heures-a-aarhus_5387259_4497613.html