Les premiers chiffrages établis au stade de faisabilité, réalisés il y a deux ans lors des premières études, concernaient uniquement les travaux de réouverture et de reprofilage des galeries, sans inclure les aménagements de surface ni les ouvrages d’art.


L’objet des études de programmation urbaine est justement de chiffrer le montant de l’opération. Il est donc prématuré d’avancer des montants sans avoir réalisé les diagnostics et les études préalables.

Les études topographiques et hydrauliques engagées depuis 2016 dans le cadre du PAPI (programme d’actions de prévention des inondations) ont coûté 350 000 €, financés à 80 % par l’État et le Département, laissant 70 000 € à la charge de la collectivité. Ce montant reste modeste au regard de la précision des données obtenues et de la fiabilité des solutions identifiées.

Les études pré-opérationnelles 2024-2026 sont budgétées à 1,2 million d’euros pour les aménagements de surface et 750 000 € pour l’hydraulique et le génie civil, des montants standards au vu de l’envergure du projet.

D’importantes études sont nécessaires pour ce projet, qui mobilise un large éventail d’expertises pour répondre à de nombreux enjeux (urbanisme, architecture, paysage, mobilités, environnement, génie civil, réseaux, hydraulique, droit de l’environnement, etc.).

Le projet s’inscrit dans les programmes :

  • Action cœur de ville
  • Programme d’actions de prévention des inondations (PAPI)
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Il bénéficie d’un fort soutien et de plusieurs co-financeurs pour l’ensemble de sa phase d’études :

    • L’État : inscrit dans le Papi, le projet est éligible au fonds Barnier et financé à 50 % par l’État.
    • L’Agence de l’Eau Loire-Bretagne
    • La Région Bretagne
    • La Ville de Morlaix et Morlaix Communauté
    • La Caisse des Dépôts et la Banque des Territoires
    • Le Département du Finistère
    • L’Europe (Feder)

Les études pré-opérationnelles 2024-2026 sont financées à 80 % par les partenaires du projet (Europe, État, Région, Département, Caisse des Dépôts, Agence de l’Eau), soit le maximum autorisé. Ces fonds sont strictement réservés à l’étude du projet de prévention des risques et d’adaptation au changement climatique et ne peuvent légalement être utilisés pour d’autres actions.


Il s’agira de consolider ces soutiens et d’obtenir de nouveaux financements pour la phase suivante de réalisation des travaux.

Les habitants de l’agglomération acquittent la taxe GEMAPI, perçue par Morlaix Communauté. Cette taxe est adossée à la taxe foncière et son montant maximum ne peut être supérieur à 40€. Actuellement, elle est d’environ 10 € à 14€ par habitant (en fonction de la situation fiscale). En 2023, la taxe GEMAPI a généré une recette de 755 000 € et la prévision pour 2024 est évaluée à 942 000 €.

Les études réalisées dans le cadre du PAPI ont comparé les coûts des dommages causés par les inondations avant et après les aménagements. Elles prouvent que les travaux coûteront moins cher que les dégâts pour les habitants et les assurances. Pour chaque euro investi dans les travaux, 1,26 € de dommages seront économisés sur 50 ans*.

  • En cas de crue vingtennale, 79 % des coûts de dommages seraient évités, soit 5,3 M€.
  • En cas de crue trentennale, 78 % des coûts de dommages seraient évités, soit 10,4 M€.
  • En cas de crue cinquantennale, 53 % des coûts de dommages seraient évités, soit 10,1 M€.

 

Le projet est raisonnable parce qu’il est rentable.

*Un ratio qui sera de nouveau vérifié en 2025