Ces deux solutions combinées offrent le meilleur rapport avantage/risque. Les études scientifiques montrent que les inondations que Morlaix pourrait encore subir resteraient limitées à un périmètre très restreint, sans causer de dégâts. Ces travaux auraient permis que les places de Gaulle et Cornic restent à sec pendant les inondations de 2013 et 2014.
Néanmoins, un aléa demeure : l’accélération du dérèglement climatique. On ne pourra pas empêcher les inondations générées par des épisodes exceptionnels intenses qu’il risque de favoriser.
L’inondation du bâti par ruissellement le long des falaises est une problématique à traiter au cas par cas, à l’échelle de chaque bâtiment. Les diagnostics de vulnérabilité financés dans le cadre du PAPI s’attachent à proposer des solutions pour se protéger des inondations provenant ainsi de l’arrière des bâtiments.
La rue de Brest constitue le point de premier débordement du Queffleuth. Le scénario d’aménagement et de réouverture des galeries confère une meilleure protection de ce secteur par la réduction des niveaux d’eau. Dans les prochains mois, de nouvelles investigations vont être engagées pour rechercher des solutions spécifiques à ce secteur particulier de la zone inondable.
La modélisation hydraulique 3D est l’outil le plus efficace pour comprendre le fonctionnement des galeries, car elle permet de reproduire fidèlement des inondations passées. Basées sur des données réelles, les projections réalisées sont fiables.
Ces études ont d’ailleurs été validées par l’État et les partenaires du projet (DDTM, Cerema, Ministère de la Transition écologique, DREAL, etc.).
Non, la seule solution véritablement efficace réside dans l’association de la réouverture de la rivière et du reprofilage des galeries du Queffleuth et du Jarlot. Des actions complémentaires pourront servir de leviers additionnels, mais elles ne pourront en aucun cas remplacer l’efficacité de cette solution fondamentale.
Ces barrages présentent de nombreux inconvénients :
Le coût supplémentaire lié à la construction, la gestion et l’entretien de tels ouvrages de rétention d’eau en amont de la rivière serait si élevé que leur rentabilité économique serait impossible.
Des leviers additionnels, comme l’ajout de talus ou la désimperméabilisation des sols en amont, pourront être envisagés pour retarder et limiter l’arrivée de l’eau en ville, mais leur impact restera limité et difficilement quantifiable.
Les personnes vivant ou exerçant une activité en zone inondable doivent apprendre à mieux se prémunir des risques. Des actions individuelles peuvent être mises en place comme l’installation de batardeaux (barrières anti-inondation) sur leur bâtiment, pour laquelle Morlaix Communauté aide à hauteur de 80 % des frais. 48 % des bâtiments inscrits dans la zone la plus exposée aux inondations ont d’ailleurs déjà bénéficié d’un diagnostic entre 2016 et 2021.